Une larme de tristesse
Perle à sa paupière
De jeune fille en détresse,
Et tombe dans la poussière.
C'est la poussière qu'est sa vie,
Vie salie et triste
Par le malheur aquit,
Qui ne prouve qu'elle existe.
Ses yeux bleus de cristal
Deviennent gris de nuage,
Ce qui apporte le mal
Déjà porté au passage.
Ses cheveux blonds
Deviennent noirs de crasse,
Car le malheur et la tristesse se font
Dans la poussière qu'elle amasse.
À présent, le sol est jonché de larmes,
Larmes d'une vie achevée,
Car, avec une arme,
Elle a tout laissé.
Ichbinda
Coucou tout le monde ! Aujourd'hui, lundi 9 mai, nous avons eu un DST (Devoir Sur Table, un contrôle mais en plus important) d'histoire-Géo. Moi, je suis meilleure en Histoire qu'en Géographie. Alors, j'ai révisé à fond mon Histoire (les Romains) pour obtenir un max de points, et j'ai essayé d'apprendre ma Géographie. Voici comment s'est passé le DST :
Driiiiing ! La cloche sonne. Fin du cours d'Allemand. C'est DST. Après le départ de la prof, tout le monde s'agite. Je viens de rater mon contrôle d'Allemand, car je me suis embrouillée sur un point. Mais pas le temps de penser à ça : c'est DST. Je me lève précipitament de ma chaise, et je me jette sur mon casier pour prendre mon manuel d'Histoire-Géo, avec l'espoir de pouvoir réviser un peu avant que le surveillant ne débarque.
Je me rassois en vitesse et ouvre mon livre à la page de l'Histoire. "Les légionnaires romains" indique le titre. Je reagarde les définitions. Galère. J'ai tout appris. Heureusement. À peine le temps d'ouvrir à la page de Géographie que la porte de la classe claque contre le mur. Une surveillante entre dans la pièce, une tonne de feuilles sous le bras.
Je range mon manuel dans mon sac, attendant sagement qu'on me donne une feuille pour commencer mon DST. Tout le monde s'était assis. J'ai une feuiille à carreaux devant moi, sur ma table. Elle a été écrite et présentée par mes soins. Lundi 9 mai, DST d'Histoire-Géographie, mon nom, mon prénom, ma classe, un bandeau rouge avec une case pour la note, une pour l'observation et une pour la signature, indique ma feuille. Alors seulement on pose une feuille sur ma table.
DST de Mort ; semblait-elle indiquer. La tension et le stress montent alors en flèche. C'est la panique. Je sors mon stylo-plume et retourne ma feuille pour la partie Histoire. La partie Histoire est sur le recto de la feuiile, alors que la partie Géo est sur le verso de la feuiille. Je me retrouve face au recto. Je parcours ce recto du regard. Il n'y a qu'une consigne et 5 mots sur ce maudit recto. "Donnez les définitions suivantes : République - légions - aqueduc - thermes - limes". Prise de panique, je retourne la feuille. La Géographie prend toute la page.
Merde ! Et dire que j'avais révisé à fond mon Histoire... Je prends mon stylo et commence à répondre aux questions d'Histoire sur ma feuille cadrillée. C'est ça. Ce sont les bonnes réponses, j'en suis sûre. Je retourne la feuille pour faire face à la Géo. Un stylo tombe. Tout le monde relève la tête, puis la rebaisse. C'est la panique chez les autres. Je le sais, je le sens. Je continue mon travail. Je réponds à des questions. "Qu'est-ce qu'une plaine ?", "Qu'est-ce qu'un plateau ?", "Qu'appelle-t-on étagement de végétation ?", ce genre de choses. J'écris les synonymes d'un langage puérile sur les montagnes ; je note où est l'amont, la source, le bassin, les affluents sur une carte.
La sueur perle sur ma main. Je l'essuie sur mon sweat. Ma vue se brouille, le sang bat à mes tempes, ma langue devient pâteuse. Je dois boire. Peut-être de l'eau, ou autre chose. On ne sait jamais avec moi, car j'aime le sang. Je ne suis pas une vampe, juste une fille qui adore le sang. Bien salé, liquide, métallique... Pour finir, j'écris mon prénom et mon nom sur ma feuille. Je me lève dans un bond. Ma hanche cogne contre la table. Le crayon de mon voisin roule sur sa feuille. Mais je m'en contre fiche.
Je marche jusqu'au bureau du professeur, utilisé par la surveillante. Je marche. Je cours presque. Tout doit disparaitre. Arrivée devant le bureau de la surveillante, je pose ma feuille cadrillée dessus, presque violement, gardant avec moi la feuille de DST. Celle des consignes. Je retourne à ma place. Ma chaise est devant moi. Elle me tend les bras et me crie "Assied-toi ! Vite !". Alors, je m'execute, m'écroulant presque. Vous pensez sans doute que ce n'est jamais qu'un petit contrôle. Mais non. Un DST, c'est beaucoup plus que ça. C'est un disciple de Satan, mais sur feuille.
En quoi cela sert-il aux professeurs de nous évaluer ? La réponse est simple : pour monter de niveau. Mais voilà le problème : il y a trop de niveaux à passer. Je ne tiendrai jamais jusqu'à la terminale. Plus tard, je veux devenir romancière. Un diplôme n'est donc pas utile. Mais que se passera-t-il si mes livres ne se vendent pas ? Je me retrouverai fauchée, à vivre chez mes parents, dans une petite chambre renfermée, aussi étroite qu'une prison. Moi, je veux la liberté, la vraie. Je n'attend que ça. Être libre. Je suis née pour m'exprimer librement, et c'est grave. Soif de sang, soif de liberté. En parlant de soif, je plonge ma main dans mon sac et j'en ressors une bouteille... d'eau. D'habitude, je ne bois qu'un cl par jour. Mais là, c'est un cas. Après m'être désalterée, je range la bouteille.
Mon voisin a lui aussi fini son DST. J'écris quelque chose sur un bout de papier. "Quelqu'un comme moi n'attend plus rien de la vie." lit-il dans sa tête. Il me lance un regard qui ne vaut rien dire. C'est comme ça... avec les gens dépourvu d'un cerveau.
J'écris un autre mot. "Pourquoi la vie nous fait-elle verser tant de larmes et de sang ? Une fois de plus, seul Dieu à la réponse. Et, tel que le monde le connait, il n'est pas près de nous donner cette réponse de sitôt.". Mon voisin hoche de la tête. Je crois qu'il n'a pas tout compris, mais ce n'est pas grave. J'aime parler avec des gens qui m'écoutent, mais ne comprennent pas forcément ce que je dis. ça m'épargne des phrases philosophique et des remarques agaçantes. Une rumeur parcourt la classe.
- Silence ! crie la surveillante. Vous me cassez les pieds !
J'écris un nouveau mot. "Mme D a les pieds cassés". Mon voisin hoche de la tête et sourit. Il a compris. L'atmosphère se détend un peu.
À chaque fois qu'un élève donne sa feuille de contrôle, il pousse un soupir de soulagement. Je comprends ça. Être débarrasé du Malin, c'est un immense soulagement. Je n'ai plus rien à faire. Je vais me divertir avec nos amis les Germanistes. Je sors mon cahier d'Allemand. Enfin un peu de repos pour mes neuronnes endoloris ! Au bout de quinze minutes, la cloche sonne. Elle signal notre cours d'Anglais. Enfin ! Sauvés ! C'est tout. C'est fini.
L'avantage, quand vous passez un DST, c'est que, une fois que vous l'avez fini, vous vous dîtes que plus rien ne peut vous arriver de pire. Mais, deux semaines plus tard, il y a un DST d'Anglais...
Ses cheveux bruns,
Pruneaux, parfois de jais,
Ces rideaux de lin
Aussi noirs qu'ils étaient.
Ses cheveux blonds
Cintillent comme de l'or,
Bougent comme des pythons
Et dansent, tous en accord.
Ses cheveux châtains,
Couleur de l'automne,
Ce reflet mesquin,
Comme un nuage, frissone.
Ses cheveux roux,
Doux et rouges comme la soie,
Rouge qui se dissoue
Et rappelle d'autres fois.
Ses cheveux auburns
Sous le soleil aveuglant
La font paraître plus jeune
Dans le silence du vent.
Ichbinda